• La goutte d'eau qui fait déborder le vase

    A l'heure qu'il est, la plupart d'entre vous se sont aperçus que j'avais mis en pause mon blog Eklablog. Combien de temps restera-t-il inactif ? - Je ne sais pas. Ces derniers jours je publiais de plus en plus régulièrement sur Overblog. On ne s'arrache pas de son territoire comme ça, en deux temps trois mouvements. J'ai dit beaucoup de mal d'OB mais c'est ici que je me sens chez moi.

    Sur Eklablog je m'étais fait mon trou. Je mettais mes photos, j'abusais des petits smileys, je me sentais comme un poisson dans l'eau. J'y avais retrouvé d'anciens blogueurs perdus de vue (si je puis dire). J'avais fait de nouvelles rencontres (si je puis dire aussi). J'avais également perdu quelques contacts mais depuis que je suis sur les blogs, j'ai perdu des dizaines et des dizaines de contacts. Sur les blogs c'est comme dans la vie, on croit que c'est pour toujours et ça ne dure qu'un temps, sauf exception.

    Sur Eklablog je tenais absolument à mettre en ligne, pour Fanfan Pirate, mes photos du Cimetière Marin. Ce que j'ai fait. Mais en le faisant, je savais déjà que ce serait là mon dernier article.

    Pourquoi me direz-vous.

    Mais vous le savez.

    Que deviendront mes autres photos de Sète ? - Aucune idée. Il me restait à vous montrer ma promenade en bateau sur les canaux. D'autres choses aussi assez sympa. Enfin sympa, c'est moi qui le dis. D'aucuns n'auraient peut-être pas été de cet avis.

    Une blogueuse que j'aime bien m'a écrit dans un com que mes photos faisaient rêver mes visiteurs. Je voudrais bien la croire, mais j'ai la preuve du contraire. Et ça me décourage au point qu'hier soir, regardant mes photos une par une, je ne leur trouvais plus aucun charme. Et ça ne concerne pas que mon dernier séjour à Sète, celui que je viens de faire au mois d'août. La première série du mois de mars avait remporté quelque succès. Dès le mois de mai, les remarques désagréables commençaient à fuser. Du coup je ne vois plus aucune raison d'importuner certains de mes visiteurs avec des photos qui les font rire au mieux, qu'ils trouvent moches au pire.

    Vous allez me dire que je suis trop susceptible, que je devrais passer outre les persiflages et les moqueries, que je ne devrais pas me formaliser et continuer de mettre en ligne ce que je veux pour le plaisir des autres visiteurs, ceux qui apprécient ce que je fais. Et vous aurez raison.

    Mais ça m'est impossible.

    Personnellement je m'abstiens d'émettre des remarques désobligeantes sur les blogs que je visite et les articles que je lis. Je ne me souviens pas d'avoir jamais écrit quelque chose de blessant. Parce que ma plus grande crainte, c'est de faire mal aux autres.

    Pour bon nombre d'entre nous, les blogs sont un moyen de rompre la solitude et d'oublier les soucis personnels. Combien d'entre nous sont seuls, ou malades, ou ont vécu un grand malheur dont ils ont du mal à se remettre. Je suis un peu dans ce cas : je tiens un blog pour rompre la solitude ; les blogs m'ont permis de surmonter un traumatisme qui me gâchait la vie depuis ma petite enfance ; les blogs m'ont changé les idées quand la vie ne se montrait pas tendre avec moi.

    Tenir un blog c'est aussi prendre le risque de s'exposer plus ou moins au regard des autres. J'ai beaucoup d'admiration pour la blogueuse qui, très récemment, s'est livrée dans un long texte aux mots simples et touchants. Je suis de plus en plus sensible à cette façon d'écrire, avec son coeur, et sans redondances. J'aimerais pouvoir en faire autant. Je n'en suis pas capable.

    De temps en temps dans un commentaire je glisse quelques petites nouvelles de ma vie qui ne va pas trop bien en ce moment. Ce ne sont pas là des événements dramatiques, mais quand même ils me touchent et me rendent certainement un peu fragile. Alors quand on vient se moquer de moi, je finis par craquer. Mes photos, mon Félix, tout y passe et je dis stop, vous m'en avez assez dit, c'est plus que je n'en peux supporter.

    Sur Eklablog l'ambiance bon enfant n'est peut-être qu'une façade. Il se trouve toujours quelqu'un pour vous réveiller en sursaut en vous faisant comprendre ben, qu'Eklablog c'est comme partout, il y a des prétentieux, des jaloux, des moqueurs, des méchants.

    Je sais que ça arrive à tout le monde sur les blogs d'être en butte aux mauvaises plaisanteries. Mais moi j'en ai soupé des mauvais plaisantins. Je ne suis pas sur les blogs pour qu'on critique tout ce que je fais, ni pour qu'on se moque de moi. Vous ne pouvez pas comprendre que ça me fait mal, quand vous faites ça ? - Je suis là, pépère, je prends un temps fou à visiter tous les blogs amis, à leur mettre un petit mot gentil, et en retour qu'est-ce que je gagne ? - Que je ne me suis pas cassé la tête pour trouver un nom à mon chat. Que je photographie des poubelles. Il y en a même une qui s'est endormie suite au commentaire que j'avais écrit sur un blog ami ! - Alors si vous vouliez me voir partir c'est gagné. Je rentre chez moi, sur mon territoire, et pas question de m'emmerder ici. Les commentaires sont modérés, pas sûr que je les valide. Je ne mettrai plus de photos, sauf pour illlustrer un article. Je ne parlerai plus de mon Félix le bien mal-nommé. Je prends mes distances, et c'est pour nous protéger mon Félix et moi.

    Que ceux qui ne m'ont jamais dit un mot de travers me pardonnent mais vraiment, j'en ai gros sur le coeur. Je ne comprendrai jamais les gens qui ne prennent leur pied qu'en tourmentant les autres. Je veux bien être sympa mais pas con. Dès que la mise à jour est disponible pour mon blog je migre sur Kiwi. De toute façon je ne suis plus d'aucune communauté, j'ai trop longtemps cherché une terre d'accueil sans jamais la trouver, le meilleur des mondes n'existe pas, ni sur les blogs, ni dans la vie.

    « Focus : Pack Premium et Partenariat Droits d'Auteurإفتح يا سمسم / Iftaḥ yā simsim / Sésame ouvre-toi »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :