... Et bonjour chers toutes et tous,
Je sais, que c'était hier le printemps. Donc en retard d'un jour je suis sur le calendrier. Ce matin j'ouvre mon blog en vitesse pour vous donner quelques nouvelles en vrac.
L'usage veut que je commence par les mauvaises nouvelles, pour les napper ensuite d'une mince couche de bonnes nouvelles.
Comme on est sur les blogs et que de ce fait je suis un petit personnage public je me risque à donner ici des nouvelles de ma santé, si j'ose encore prononcer ce mot qui ne rime plus à rien depuis quelques mois. Je ne vais pas entrer dans les détails, ça n'intéresserait personne. Pour faire court, j'ai de si violentes douleurs au ventre et je suis si faible qu'il va peut-être me falloir, sur le conseil de mon docteur, envisager les urgences. Voilà qui compromet irrémédiablement ma petite escapade dans le Sud.
Je ne reverrai donc pas la mer.
Hier soir je faisais le deuil de mes beaux rêves en me disant que c'est injuste, mais que peut-on y faire.
Ma seule consolation c'est de me dire que mon Polaroïd faisant encore des siennes il ne m'aurait pas été possible de prendre plus de 7 ou 8 photos. Ce qui me console aussi c'est qu'il va pleuvoir samedi sur la ville de Béziers.
Dans un tout autre registre, j'en ai marre d'attendre une migration qui n'arrive jamais. Je viens juste de lire le billet du banc moussu qui a eu, lui, l'extrême chance de se voir transférer sur la nouvelle plate-forme. Je vous invite à lire son article intitulé Téloignage : la mise à jour de mon banc moussu vers le nouvel Overblog. Autant c'est rassurant de voir que ça s'est bien passé pour les premiers migrants, autant on finit par se dire que ça commence à devenir un peu longuet pour ceux qui voudraient bien mais ne peuvent point. Perso, moi ça me décourage de publier sur ce blog. Quand on a fait les cartons, on a hâte d'emménager dans sa nouvelle maison.
Côté bonnes nouvelles parce qu'il y en a quand même. A la personne qui m'a commandé Crypties : le livre est arrivé chez moi hier matin. Je passe à la Poste dès que je suis en état de m'en occuper. Sitôt qu'il sera posté je t'enverrai un mail avec le prix du livre et les frais de port. Je promets de faire au mieux pour te l'expédier au plus vite mais pour moi en ce moment, même si la Poste est à deux pas, ça représente une expédition.
Pour finir : mon nouveau roman avance bien. Je vais attaquer la deuxième partie. C'est fou, comme ça m'a été facile de renouer avec l'écriture romanesque. Je pensais galérer. Pas du tout. L'histoire était là dans ma tête. Les mots sont là sous mon bic. Parce qu'il faut que je vous dise : ce roman je l'écris à l'ancienne, pas directement sur l'ordinateur, mais sur de bonnes vieilles feuilles volantes que j'ai d'ailleurs beaucoup de mal à relire entre les surcharges et les ratures. C'est un vrai manuscrit qui grossit à vue d'oeil et j'aime ça, pouvoir le toucher, écouter craquer du papier qui a pris l'eau, le prendre et le déplacer. Je ne sais pas pourquoi j'ai laissé de côté l'écran et le clavier. Ça va me prendre des plombes pour tout recopier. Mais ça me permettra aussi, en le dactylographiant, d'effectuer les corrections nécessaires et d'insérer les développements qui manquent. Les premiers jets vont toujours au plus urgent sans se soucier de lier la sauce. Il faut, dans un deuxième temps, dans un troisième temps, composer avec cette mécanique brute et la graisser aux jointures. J'ai déjà trouvé le titre. Et comme toujours : à quelque chose le malheur est bon. Puisque je suis malade, que je ne peux pas travailler, j'ai le temps d'écrire.
Le temps d'écrire ! - Si ce n'est pas le plus beau des cadeaux.