L'âpreté de mes propos
du titre en particulier
s'explique par mon évocation
dans ce texte poétique
d'un très vague et très mauvais souvenir
lequel, fort heureusement,
n'est plus aussi présent dans ma vie
que fut un temps.
Le problème c'est qu'en écrivant
ce mauvais souvenir ne manque pas
de revenir à la charge. Toujours.
Mes attaches ont rompu sans que je sache trop ni pourquoi ni comment
Je tirais par à-coups sur l'entrave mentale qui retient de partir
L'attaquant au couteau je n'obtenais rien d'autre qu'un rictus du bourreau
Par Sainte Fatima je décrète aujourd'hui que nos liens sont caducs
Ils sont tombés tout seuls du poteau de torture où je me débattais
Écoute ce matin les soupirs haletants de ta fière victime
La sève de la vie dissout les fils de lame elle me ressuscite
Sur ma peau se dessèchent les sueurs enfiévrées du vicieux anonyme
Je suis libre à présent de te tendre la main comme font les cyniques
Essaie de la serrer j'aurai tourné le dos sans le moindre regret.
© TS 2012