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Cul-de-sac

C'est la vie dégueulasse

Bouffeuse d'os et d'espoir

Avec bouffées d'angoisse

Et bas-fonds croupissants

Dans la soupe aux grimaces

Y'a le sel de la vie

Qui n'a plus aucun goût

De la pitance fade

Et tellement refroidie

Qu'on lui préfère un lit

Du côté des étangs

Nous sommes des bouffons

Des amuseurs publics

Dont se moque le ciel

A ses heures perdues

Tu crois trouver l'issue

Tu défonces une porte

Et t'esquintes l'épaule

Car d'issue, y'en a plus.

© 05.03.13 Catharsis, TS

 

Je devine que certains d'entre vous vont se récrier bruyamment, m'objectant que "tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir". Je ne dis pas le contraire. Ce court poème est un instantané, comme la plupart de mes poèmes, il se fait l'écho d'un sentiment passager. Je crois simplement qu'on a besoin de dire ou d'écrire les choses pour espérer s'en libérer.

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T
<br /> Un grand merci pour ce très long commentaire ma Mistic, tu as eu une enfance vraiment difficile, vraiment douloureuse, et l'écriture a été pour toi l'issue de secours à toutes tes souffrances, tu<br /> le sais mieux que personne. Je t'embrasse très fort, merci pour ta confiance, pour tes confidences, et pour ton affection.<br />
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M
<br /> Je suis bien d'accord avec toi ! Aussi noirs soient-ils, les mots que nus écrivons ne sont que des exutoires qui  ont le pouvoir parfois, de nous libérer de la gangue qui nous oppresse. Oui,<br /> l'écriture peut parfois être une thérapie instantanée. Lors d'un de plus sombres moments de ma vie, alors que je venais de fuguer de chez ma nourrice pour rejoindre ma mère et que mon esprit<br /> tourmenté était rempli d'idées suicidaires, je me suis retrouvée placée dans  une maison dite de "redressement" pour jeune fille paumées. J'ai donc eu droit à ce titre, à une visite obligée<br /> chez une psychiâtre. la "maîtresse" de maison qui savait que j'écrivais, m'a conseillé de m'y rendre avec mes cahiers de poésie. je l'ai écoutée. Après un bref interrogatoire de pure forme, la<br /> psy qui avait noté la présence des cahiers m'a demandé si elle pouvait lire. ce qu'elle a fait. après quoi, elle m'a dit texto ceci :" Vous n'avez rien à faire ici ! Parmi tous les cas similaires<br /> au vôtre que j'ai pu recevoir à mon cabinet, vous êtes bien la personne la plus équilibrée que j'aie rencontrée. Vos poèmes, c'est votre soupape de sécurité. Ce qui vous permet de lâcher un peu<br /> de vapeur chaque fois que c'est nécessaire. Sans ça, probablement que vous exploseriez ! Continuez à écrire, c'est le seul conseil que je vous donne!"<br /> <br /> <br /> Le fait est véridique et vient à l'appui de ta réflexion. Je ne suis pas constamment stressée parce qu'un jour où j'allais mal, j'ai écrit ça :<br /> <br /> <br /> Stress<br /> <br /> <br /> Trop de stress nuit...<br /> <br /> <br /> La nuit m’angoisse..<br /> <br /> <br /> L’angoisse<br /> <br /> <br /> Détruit<br /> <br /> <br /> Ma vie et froisse<br /> <br /> <br /> Mon cœur, sans bruit...<br /> <br /> <br /> Je broie du noir<br /> <br /> <br /> Et fuit l’espoir.<br /> <br /> <br /> La nuit me noie,<br /> <br /> <br /> J’ai froid !<br /> <br /> <br /> L’effroi<br /> <br /> <br /> M’aspire.<br /> <br /> <br /> J’expire,<br /> <br /> <br /> Je fuis...<br /> <br /> <br /> Continue donc à écrire ce qui te fait mal mon amie, sans te préoccuper de ce qu'on pourra t'en dire, sans te soucier de<br /> l'interprétation qu'on en fera  Excuse la longueur de ce commentaire dicté par l'amitié.<br /> <br /> <br />  Bisous très doux<br /> <br /> <br /> DGAR<br />
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T
<br /> Réflexion intéressante. D'autant plus que j'ai vraiment cette impression, de dramatiser les choses en les écrivant, mais c'est ce qui me permet aussi de les vivre plus sereinement après coup. A<br /> chacun son remède :-) Mon remède à moi c'est de faire dans le pathos, eh oui.<br />
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L
<br /> "Se récrier bruyamment ?"<br /> <br /> <br /> Certainement pas !<br /> <br /> <br /> Par contre, je rappellerai une vérité que tu connais très bien : nous sommes tous notre premier auditeur. Ne<br /> risque-t-on pas, parfois, d'amplifier nos paroles, de produire un écho difficilement supportable, comme le larsen ?<br /> <br /> <br /> Pour ma paret, j'aurais tendance à suivre Camus et tenter de "rendre Sisyphe heureux."<br /> <br /> <br /> Bonne soirée !<br /> <br /> <br /> Très amicalement<br />
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T
<br /> Et l'écrire c'est encore mieux :-) Bonne fin d'après-midi Flipperine.<br />
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