C'est la vie dégueulasse
Bouffeuse d'os et d'espoir
Avec bouffées d'angoisse
Et bas-fonds croupissants
Dans la soupe aux grimaces
Y'a le sel de la vie
Qui n'a plus aucun goût
De la pitance fade
Et tellement refroidie
Qu'on lui préfère un lit
Du côté des étangs
Nous sommes des bouffons
Des amuseurs publics
Dont se moque le ciel
A ses heures perdues
Tu crois trouver l'issue
Tu défonces une porte
Et t'esquintes l'épaule
Car d'issue, y'en a plus.
© 05.03.13 Catharsis, TS
Je devine que certains d'entre vous vont se récrier bruyamment, m'objectant que "tant qu'il y a de la vie il y a de
l'espoir". Je ne dis pas le contraire. Ce court poème est un instantané, comme la plupart de mes poèmes, il se fait l'écho d'un sentiment passager. Je crois simplement qu'on a besoin de dire
ou d'écrire les choses pour espérer s'en libérer.