De plus en plus, la photo est pour moi une façon d'interpréter ce que je vois et de montrer ce que je ressens. Le temps qui passe et les graffiti sur les murs, auteurs de remarquables dégradations (dans le sens : on ne peut que les remarquer) m'ont donné l'idée d'appliquer à cette photo un traitement particulier. Le temps qui passe et le temps qu'il fait, les gribouilleurs de façade, sont des peintres sans le savoir : ils travaillent la couleur. Je n'ai fait que porter à l'outrance des traces, qui, au naturel, défiguraient cette porte cochère.