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exécution en effigie

Vestiges Archives

Ma vie

Dans la cave

Avec les cierges éteints

Les chapelets rompus.

     Que le vent se lève

     Vite

     Verse mes vieilleries

     Au compte des voleurs

     Et des vide-greniers.

Vertiges Avide

Ne demande qu’à vivre

Mais comment est-ce qu’on fait !

Quand le bateau dérive

Et que chavirent même

Les navires échaudés.

     Matin, les grives

     Ecrivent un petit air joyeux

     Ca fait des souvenirs

     Mais le soir

     Le soir

     On n’entend rien de rien

     C’est qu’on est tellement vieux.

 

              ©(c) 2010 Crisis, TS

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A
<br /> Un texte touchant, mais avec toi c'est presque habituel.<br />
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A
<br /> Nous passons notre vie à perdre des choses, des lieux, des êtres et il ne nous reste plus alors que la mémoire pour les faire revivre en regardant peut-être les vestiges exhumés de nos greniers<br /> Aussi, quand ces vestiges même sont perdus et que notre mémoire défaille, que nous reste-t-il ? Que nous reste-til quand même le chant des grives au matin, sombre avec le navire?<br /> <br /> <br /> Ce poème m'a noué les tripes !<br /> <br /> <br /> Bisous très doux Thaddée, vraiment très très doux<br /> <br /> <br /> DGAR<br />
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T
<br /> Déchirement de la perte, quelle qu'elle soit...<br />
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C
<br /> certaines choses et ojbets ont une âme, déchirement de les perdre...j'aime bien "et que chavirent même les navires échaudés"...<br />
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