15 décembre 2011 - "Viens Esprit-Saint, Viens Esprit d'Amour." (Calendrier de l'Avent)
Je viens de
mettre le point final à mon roman. Quand je me relis, je m'interroge sur l'origine et les raisons d'être d'une inspiration aussi... sordide. Pourquoi est-ce que j'écris comme ça ? Moi qui ne
supporte pas la violence, j'en remplis mes livres.
Un commentaire d'Anne-Marie Lejeune alias Mistic me donne un élément de réponse :
J'étais en train de penser au côté trash de ton roman et je me disais qu'il est nécessaire d'exprimer ce côté sombre qui est en chacun de nous. Plus que nécessaire même, indispensable ! Question d'équilibre, de survie de notre "être de lumière" ! La cohabitation de nos deux "moi", voire plus n'est possible que si nous laissons toutes nos facettes s'exprimer. Nous, les écrivains, nous avons cette chance inespérée, de pouvoir le faire par le biais de l'écriture. C'est de cette façon que nous laissons exploser notre violence. Notre clavier, nos stylos, voilà nos armes ! Imagine que nous ne puissions laisser sortir ce qui est en nous de cette manière ! Comment le ferions nous ? [Mistic]
J'ai répondu :
Si je n'écrivais pas je serais pire que pire. Il faudrait que je vive toute cette noirceur et bonjour les dégâts. Quelquefois, souvent même, ma propre écriture m'effraie. D'où viennent tant de violence et de perversité ? - Mais finalement qu'importe, si cette violence et cette perversité trouvent à s'exprimer dans des romans. Qui me libèrent et me permettent de vivre à peu près "normalement". Heureusement je ne suis pas dans ma vie (de tous les jours) ce que je suis dans mes livres. Ce serait invivable pour les autres et pour moi. [TS]