Au mois d'août je retourne à Sète alors j'ai
décidé de passer les dernières photos de la série Mars 2013. Je ne suis plus dans le même état d'esprit qu'au début de l'année, lors de mes retrouvailles avec Sète et la mer, et je ne pourrai pas
commenter ces photos comme j'ai pu le faire à l'époque sur d'autres blogs. Il n'en reste pas moins que mon attachement pour cette ville reste intact, et que mes plus beaux souvenirs d'elle datent
non pas du mois de mai (les touristes avaient déjà envahi la place) mais du mois de mars sous une pluie diluvienne.
Nonchalance des rues le soir. Même sous la
pluie Sète est une ville où il fait bon flâner, parce qu'il y a des mouettes et des palmiers, parce qu'il y a des bateaux, parce que l'air sent bon, parce qu'on respire, et qu'on se sent libre.
Cette rue-là de Sète je l'aime
particulièrement, je reviendrai dessus lorsque je mettrai en ligne les photos du mois de mai. Je me rappelle qu'il pleuvait à verse et j'étais là sur un banc comme en état d'hypnose, à sentir
toutes les odeurs de pluie, de vent, de sel, de poisson qui affluaient à mes narines, c'est je crois ce qu'on appelle le simple bonheur de vivre.
Un dernier petit tour du côté des coques.
J'aime les bateaux, je les ai toujours aimés. Etant (plus) jeune il ne m'intéressait pas du tout de passer le permis auto, je rêvais de passer le permis bateau. Mais tout mon argent partait dans
les voyages, des voyages où la mer était toujours présente, où je prenais des bateaux.
C'est le soir, il pleut très fort, à part
quelques Sétoise et Sétois qui promènent leur chien, et des pêcheurs sur le port bien sûr, il n'y a personne. On entend les mouettes.
Un gros tonnage avant de m'en retourner voir
ces merveilleux cordages et filets (ci-dessous). C'est une de mes photos préférées, j'ai pris beaucoup de photos de cordages et de filets au mois de mai, j'en reparlerai donc plus tard. Moi ce
qui me fascine c'est de voir tout ça par terre au milieu des quais et des trottoirs, et tous ces gens qui vivent là-dedans, avec tout ce souk à leur porte, et qui ne s'en rendent peut-être plus
compte.
Et ci-dessous un chalutier que vous reverrez
très souvent. C'est la dernière photo que j'ai prise au mois de mars avant de reprendre le train. Les mouettes sont partout, miaulant à qui mieux-mieux, perchées sur les lampadaires ou tournant
autour des bateaux qui sentent le poisson. En cette fin d'après-midi bousculée par la tempête, tous les parfums de la mer sont là et bien là, et tout donne le vertige, la pluie qui me refroidit
jusqu'aux os, les mouettes qui miaulent, et l'air qui charrie mille parfums de la mer. Je reste là, debout, photographiant mentalement ce chalutier, ce port, ces lampadaires, mon île-ville, mon
île bleue ... C'est un déchirement de partir.