Eh non. Ce petit personnage tout rongé par le temps et bien caché au détour d'une ruelle de Martel dans le Lot, ce n'est pas moi qui l'ai photographié. C'est Midolu qui, hier, m'a fait parvenir des photos qu'elle a prises en 2010. Je ne les ai pas retouchées, parce que je les trouve toutes plus réussies les unes que les autres. Et je ne me permettrais pas de jouer les apprentis alchimistes avec des photos qui ne sont pas de moi !
Ni Midolu ni moi, ne connaissons l'histoire et l'identité de ce petit bonhomme barbu qui m'a quand même un peu l'air d'être un Saint (qui tiendrait un parchemin ? ) Difficile à dire. Les siècles et les intempéries ont dû beaucoup changer l'aspect initial de cette sculpture. Presque oubliée dans sa niche, elle n'en a que plus de charme. Mais poursuivons notre route si vous le voulez bien...
Et n'oubliez pas : que ces images ne sont pas libres de droit. Toutes les photographies présentes dans cet article ne peuvent pas être modifiées à des fins commerciales ou publicitaires, ni copiées ou reproduites sous quelque forme que ce soit sans l'autorisation du photographe - en l'occurrence Midolu qui m'a donné l'autorisation de les montrer sur mon blog.
Et nous voici devant l'abbaye de Noirlac dans le Cher. Les photos datent de septembre 2010. Ce qui me frappe au premier coup d'oeil, c'est l'incroyable atmosphère qui règne autour des bâtiments : ce jour-là, l'abbaye est presque déserte.
Construite à partir de 1150 par un petit groupe de moines venus de Clairvaux, l’abbaye de Noirlac est le reflet de l’ascétisme monacal de l’ordre cistercien fondé par Saint-Robert et développé par Saint-Bernard.
A partir du XVIème siècle jusqu’à la révolution française, les quelques moines qui y résident se consacrent autant à la gestion des biens
de la communauté qu’à la vie spirituelle. En 1791, l’abbaye est confisquée au titre des biens nationaux. Elle est occupée ensuite par une manufacture de porcelaine pendant une grande
partie du XIXème siècle.
Le monument devient propriété du département du Cher en 1909 et fait l’objet d’une remarquable restauration de 1950 à 1980. L’abbaye retrouve alors son caractère authentique dans son plan d’origine. Elle s’inscrit dans les voies de la modernité en passant commande de nouveaux vitraux contemporains à Jean-Pierre Raynaud.