Rêves, transcription
Transcription d'un rêve fait dans la nuit du jeudi 18 juillet au vendredi 19 juillet 2013
NB - Je ne transcris que les rêves qui me "marquent", autrement dit qui m'habitent encore au réveil, et ce pendant plusieurs heures, quelquefois pendant plusieurs jours. Le rêve ci-dessous est une des multiples variantes d'un rêve récurrent qui se fait chaque fois sur le même modèle : je viens d'emménager dans un grand appartement ; ce n'est pas moi qui ai signé le bail ni qui paie le loyer ; des gens traversent l'appartement ; la pièce la plus grande est occupée par les meubles et les affaires personnelles d'une autre personne (ancienne amie, ancien locataire, le propriétaire lui-même).
J'ai encore déménagé. Je ne sais jamais vraiment pourquoi je déménage. Quelles qu'en soient les raisons, j'en arrive toujours à
regretter d'où je viens. Ce coup-ci, j'emménage dans un grand appartement. Comme toujours, il y a des tas de portes d'entrée qui donnent sur des bouts de trottoir, de cour, ou sur des magasins.
Comme toujours, il y a une pièce immense, immensurable, où sont entassés les meubles et les affaires de je ne sais qui. C'est un très ancien logement. Ce sera dur à chauffer. La chambre, quel
choc, un mur qui s'écroule, et ce puits vertical qui monte tout droit aux étages supérieurs. Elle est inhabitable. Je dois mettre mon lit dans une autre pièce. Au sous-sol, il y a un
magasin-garage de vélos et de scooters tout plats. On y vend aussi d'autres choses. Peut-être des glaces. Les voisins ont un accent. Ce sont des Marseillais ou des Italiens. Une jeune femme
brune, cheveux courts, à l'accent méditerranéen, me pique mon copain. Je ne sais pas dans quel arrondissement de Lyon j'habite. Si j'en crois l'épicerie arabe qu'il me semble reconnaître au coin
de la rue, c'est la Croix-Rousse. Mais que c'est loin de Sainte-Foy. Pourquoi ai-je quitté Sainte-Foy ? - Je n'ai aucune idée du montant du loyer. Je ne me souviens pas d'avoir signé de bail. Je
ne connais pas les propriétaires. J'ai l'impression que des gens squattent la pièce immensurable. Il y a des portes qui ne ferment pas à clé. Est-ce là que je dois vivre ? - Je ne peux pas
revenir en arrière. Mais en arrière c'était où ? - Le mur qui s'écroule dans ma chambre m'arrache le coeur. On dirait les éboulis du fort de Loyasse. Je ne pense pas que ce soit réparable. Il y
fera trop froid cet hiver. Comment vais-je payer le chauffage ? - Les gens doivent passer par chez moi pour entrer chez eux. C'est toujours la même chose. Ils traversent mon appartement. Ils ne
peuvent pas faire autrement. Je ne suis pas chez moi. Il faut que je m'en aille. Mais je ne peux pas revenir en arrière. Et puis en arrière, c'était où ?