Comme je
l'avais souligné dans mon premier article à propos du livre "Si c'est un homme" écrit par l'ancien
déporté Primo Levi, je m'étonnais qu'on n'ait pas fait le rapprochement avec mon propre récit "Fragments d'une vie brisée ". Il se trouve qu'hier en rendant ce livre de Primo Levi à la
personne qui me l'avait prêté, j'avouai ne pas avoir pu me mettre à un autre livre depuis cette lecture pour le moins marquante. A ma grande surprise, et pour mon plus grand soulagement (car
j'espérais encore inconsciemment qu'on établisse un parallèle entre ce livre et mon récit) cette personne me répondit qu'elle non plus ne pouvait pas lire autre chose après avoir lu "Si c'est
un homme " ... de même qu'elle n'avait rien pu lire pendant un certain temps après la lecture de mon histoire avec Sans-Nom. Quel élan de reconnaissance n'ai-je pas eu pour elle, en
l'entendant me parler ainsi ! Et pour porter à son comble ma grande joie d'auteur reconnu (cela vaut mieux, parfois, qu'être connu) l'une de mes plus chère lectrice m'annonça qu'elle allait
relire... mon récit "Fragments d'une vie brisée " ! qu'elle me désigna, bien en vue sur un de ses meubles. Quelle émotion, quelle fierté, quelle gratitude éprouvai-je alors !
Mon livre, ainsi, n'est pas simplement rangé sur une étagère à prendre la poussière : il survit dans la mémoire de ses lecteurs, et s'offre un avenir grâce à ceux qui le relisent ! - Un grand
merci à toutes celles et tous ceux qui l'ont lu et qui, peut-être un jour, le rouvriront pour le feuilleter. Grâce à vous, on a reconnu quel supplice c'était, de travailler dans les mines de
plomb argentifère du Laurion.