Les nuits ne comptent pas
Sur nos cadrans solaires
Et l’horloge arrêtée
Nous a laissé du temps
D’écarlates tentures
Repoussent la lumière
Loin des alcôves nues
Qui murmurent ton nom
L’existence est un tertre
Où se meurt la clarté
Des lointaines étoiles
Et des astres inconnus
Les voilages du ciel
Tout alourdis d’opale
Entrouvrent par instants
Les ténèbres têtues
Quand le matin pâlit
Sous l’outrage des heures
Et que s’éteint la lampe
A la fin de la nuit
J’en appelle aux faveurs
Des bougies consumées
Qui me conduisent seules
Au supplice d’aimer
Je ne supporte pas
La lumière du jour
Qui nous livre au blasphème
Des envieux des jaloux
Mais tu veux le soleil
Et c’est là ton Credo
… Je renie l’Ordre Noir
Pour ouvrir les rideaux.
© 2010 Crisis, TS