Ce matin, comme je me sens à l’étroit dans l’écriture poétique ! Pas d’idée, trop d’envies, trop-plein de vide ? Et si tout ce vide réclamait plus d’espace, un espace romanesque, dont je puisse à l’envi dilater les limites ?
Tu vois cet univers, veiné comme un cerveau, c’est la trace de mes rêves, ils n’ont pas fait long feu… Des couleuvres pour ceinture et le reste du temps… Nerveux comme le vent qui joue au cerf-volant…
Qu’est-ce que je veux dire ? – Comment dire, en quelques lignes, le mal être, le froid, la fatigue. La peur récurrente d’avoir perdu mon inspiration. Le manque de temps pour écrire, écrire vraiment.
Comment fait-on pour se libérer de ses propres mots, repousser le cercle vicieux des idées fixes et des obsessions, conquérir d’autres territoires littéraires, plus nobles et plus féconds.
Est-il encore temps de se réinventer ? – Ou bien plutôt : de se trouver.
Pression des mots qui se refusent. Oppression. Prison.