J'avoue : beaucoup m'interroger sur la valeur de mon écriture et l'avenir de ce blog. Ce blog que je remonte comme une vieille horloge depuis cinq années
consécutives, et qui m'apparaît tout à coup tape-à-l'oeil et tapageur. Ce blog dont la page profil représente un autre site que le mien. Ce blog : tellement lent ; détraqué par les bugs. Et qui
part dans tous les sens... comme d'habitude.
J'avoue : ne pas aller très bien physiquement. Ceci explique cela.
Comme j'essaie de faire l'effort de revenir, il me faut regarder en face que je reçois de moins en moins de visites. Les absents, les silencieux, sont des espèces qu'on oublie vite.
C'est un peu décevant : je croyais dur comme fer que le blog, depuis tant d'années, pouvait rouler tout seul pendant quelques jours sans tomber aussitôt dans les oubliettes. Je me disais qu'il y aurait toujours quelqu'un pour, avec ses mots-clés, entrer chez moi effectuer quelques recherches. On se raconte toujours pas mal d'inepties pour se persuader de rester.
On se ment.
Les blogs : ces machines à tuer le temps. Ces machines à se tuer soi-même. Il faut vraiment continuer de les entretenir ? Pour qui ? Pourquoi.
Je sais.
Que je vous sers ici ma vieille rengaine de tous les trois mois : à savoir je pars ou pas ? Ou bien je refais les tapisseries, mais OB n'en a pas beaucoup en magasin. Ça revient toujours à faire du vieux.
Du vieux qui grince et qui rouille. Du vieux qui n'intéresse et ne retient personne. Du vieux fait pour mourir à petit feu comme les petits vieux.
A défaut de manier la plume je peux peux toujours tenter de passer le plumeau pour évacuer toute cette poussière. Et peut-être qu'après...
C'est bête. Il suffirait d'un clic pour tout faire sauter.