Sanctuaire mon âme
Tel un masque de terre Une torche sans flamme Et la lune se tord Sur les plaines de sel !De poussiéreux suaires Sont épars sur le sable La sueur de ta peau N'est qu'une écaille froide Où retombe la fièvre Et s'enroulent des cordes Sur ton corps pâle et roide Comme autour d'une étoile L'âpre et mortel trou noir Qu'on croit être le ciel Où nous ferons l'amour Avec des chardons bleus Pour demander pardon Aux hommes, et même à Dieu D'être des sacrilèges.
© TS 18 avril 2011