Merci Anne-Marie, Chris, Lyonnel, pour vous témoignages de sympathie.
Depuis hier soir j'écris pour essayer de remettre de l'ordre dans mes pensées et dans mes sentiments. Je publierai les textes dans une nouvelle Rubrique intitulée : Vivre après Lui.
Je ne contrôle plus mes pensées ni mes souvenirs. Ce sont eux qui m'assaillent de tout côté, qui me traversent et m'abandonnent aussitôt qu'ils sont passés. Parmi tous ces souvenirs, m'est revenue comme un trait fulgurant cette phrase d'un poème, Empathie, écrit en 2007 : Pour un homme qui meurt c'est un enfant qui vient au monde. A quelques jours de Noël et de la naissance de l'enfant le plus connu au monde est mort un anonyme qui ne l'était pas pour moi.
Je partage avec vous, encore une fois, ce poème en vous adressant mes pensées les plus douces.
Vivez en paix avec vous-mêmes. La vie est un cadeau.
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Car j’entends ce qui ne s’entend pas. Vies et morts qui se bousculent de l’orgasme à l’agonie. Bain de sang des naissances aux souffrances hébétées du trépas.
Clartés du crépuscule baignant de sueurs froides le masque fiévreux des victimes j’écoute j’entends et je vois.
La strangulation de nos villes, haleter le plaisir et l’effroi, pleurer sur les cendres des urnes, finir par trouver refuge dans un sursaut de foi.
J’entends ce qui ne s’entend pas. Les soupirs du silence annoncer que la mort siège à chaque seconde et que pour un homme qui meurt c’est un enfant qui vient au monde.
J’entends ce qui ne s’entend pas. Souffler Dieu sur un feu qu’il éteint qu’il attise, qui nous tue nous suscite. Ce que je ne sais pas.
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