Smara aujourd'hui, camp de réfugiés, sur le site GAIA PHOTOS
Smara, ville de nos illusions...
"Nous marchons vers toi comme des ravisseurs. / Nous marchons vers toi aussi comme des pénitents. / Et nous dirons à l'ami ou à celle qui nous interpellera sur le chemin : Je ne vous connais pas.
/ Nous marchons vers ce qui jusqu'au bords / Remplira l'aube, / Qui la rendra si purifiée. / Toutes les sources ensuite seront belles. / Et il nous sera permis de boire. / Et le bruit des sources
ouvertes germera dans le silence. / Les chairs, les cœurs malades, retrouveront le jour suave. / Nous sortirons armés / Comme ceux qui ne craignent pas le mépris ni le sourire / Vers les lieux où
lutte l'homme, pour l'accomplissement de notre tâche".
[Michel Vieuchange]
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Je parlerai
souvent / De ces temps révolus / Qu'on dit en vieillissant / "Ma jeunesse perdue".
J'étais bourreau des coeurs / Sans le vouloir vraiment / J'aimais ces voyageurs / Qui partent tout le temps.
J'ai marché sur leurs traces / Du moins, j'ai essayé / Mais le désert est vaste / Mes pas s'en sont lassés.
Rimbaud, Michel Vieuchange / Passants considérables / On croit pouvoir se rendre / Au royaume des dieux.
Je n'ai pas vu Smara / Non plus l'Abyssinie / N'ai pas vendu d'esclaves / Non plus que des fusils.
Pourtant, si j'ai du sable / Qui lamine mes yeux / C'est parce que je regrette /
De n'être pas comme eux.
Mourir dans sa jeunesse / Avec les yeux brûlants / D'insondables détresses / Et regrets véhéments !
Ce n'est pas tant mourir / Que j'aurais voulu faire / Mais bien plutôt écrire / Des chefs-d'oeuvre posthumes.
Et que demain mon nom / Écrit au dos d'un livre / Tire des larmes à ceux / Qui m'aiment et qui m'admirent.
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On ne mérite pas tous un destin [TS]