Demain Je quitterai la ville et ses chantiers d’enfer Rejoindre une colline d’où l’on entend la mer Des prés des champs fertiles tout pleins de grands soleils Qui lisseront mes cils de leurs huiles charnelles Je veux Traîner de nuit mes pauvres oripeaux...
Lire la suiteMoi, qui m’efface en secret De la surface terrestre Qui m’affole de voir Ce qui reste de moi J’ai froid, tu sais De me sentir si faible - Et ma vie qui s’en va Comme fond de la glace Et ma tête qui chauffe Au souffle affreux du glas Je souffre dans ma...
Lire la suiteVos sèves sont fiévreuses et vont sans vie comme l’ivraie noircir l’écorce et les nocturnes où suinte encore éviscérée la créature sans visage Elle était vierge et ne l’est plus son ventre nu dégorge un fleuve c’est pas un viol c’est juste un rêve les...
Lire la suiteUn corps Écorce rousse Au bon soleil D’octobre Encordé par la gorge A des arbres châtain Respirant par saccades Au toucher de ces chiens Lèche le sang Qui te tache la bouche Et cache-la profond Dans le creux de ton bras. © 11.10.09 Collapsus, TS
Lire la suiteJe parlerai des heures En regardant la route Et pour vous rassurer Je parlerai du monde Et me ferai passer Pour l'ombre D'un sceptre brisé. Pouvoir abandonné De par ma volonté. Mes fébriles sueurs Ont embué la vitre Ne voyez-vous pas Quelle force m'habite...
Lire la suiteJe ne sais pas ce qui m'arrive C'est comme un pont entre deux rives Un bras-de-fer avec le vide Je ne sais pas ce qui m'arrive Et ne veux pas savoir Cela M'enivre. © 03.09.09 Collapsus, TS
Lire la suiteJacques Loussier play bach par scot44 C'est la fin de l'été C'était l'année dernière Ce fut ce matin-là D'un jour traîne-misère Entendez-vous ce soir Je préfère me taire Et laisser retourner La poussière au désert Ô les vents aériens Qui soufflent sur...
Lire la suiteVoir le ciel au-dessus des toits, son éternelle ronde autour de toi qui te tourne la tête et qui te rend l’espoir qu’un jour, peut-être, A deux sous le ciel et par-dessus les toits, toujours en plein soleil comme serait Dieu ma foi, tu voleras avec elle...
Lire la suiteVoir dans un brouillard le monde que j’aimais Nuées, des ombres et des fumées La mémoire elle fixe nos regards à jamais Monde hagard Insurmontables sommets Les armées sont en marche et la montagne attend. © 22.08.09 Collapsus, TS
Lire la suiteIl y a sous le ciel quelque chose qui brûle Un autel un charnier quelque pierre de lune La fumée d’une écharpe enroulée sur ma nuque Et la terre plombée qui me sert de semelles A marcher somnambule au milieu des cyprès Les mystiques cyprès les colonnes...
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