Le temps qui m’échappe ô le temps dit la goutte à sa source ô le temps qui m’échappe le temps dit le fleuve en colère et dira la rivière effrayée d’arriver à son terme la mer. © 12.08.09 Collapsus, TS le matin sous un abri bus
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Nicolas Poussin, L’inspiration du poète. Huile sur toile, 182×213 cm. Paris, Musée du Louvre Ma muse est la musique Ma muse est la vision de toute chose antique avec ou bien sans nom C’est quand la mer appelle au fond des soirs safran les dieux et les...
Lire la suiteJe voudrais bien savoir où finit le chemin dans la fosse commune ou la verte campagne si c’est avec la mort pour dernière compagne ou les armes à la main à la droite d’Ektos · Et si la mort est une femme on couche avec pour trois fois rien N’aie pas de...
Lire la suiteMédée Médée Sous les soleils anciens je vis ma vie moderne avec un seul regret ne pas être né grec. Les soleils archaïques ont roussi mes paupières qu’y a-t-il donc d’écrit dans le creux de mes mains ? Magicienne Médée montre-moi le chemin qui me mène...
Lire la suiteSouveraine de l’amour Aphrodite au beau masque hermétique entends-tu entends-tu ma supplique ? En ton royaume où j’ai brûlé mes ailes (est-ce que c’était pour lui est-ce que c’était pour elle ?) me revient des temps morts sa musique, oh, j’aimais tant...
Lire la suiteSouterrains froids et noirs Sous la terre et dans l’eau Dithyrambiques errances Au labyrinthe obtus Des mauvaises consciences M’échauffer les mâchoires A lamper jusqu’à l’os. © Mai 2009 Collapsus, TS
Lire la suiteK. – T’as pas réussi à écrire aujourd’hui. Moi. – Non Silence accablant. Mon laconique K. K. – C’est pas facile aussi d’écrire en public. Moi. – J’ai plus rien à cacher K. K. – Quand même. Il se lève, clope entre les dents. Regard jaune des grands soirs....
Lire la suiteSur des pistes assoiffées M’enfoncer dans les ronces Arracher par saccades Aux broussailles d’acier L’oripeau rapiécé De ma peau de ma honte Délos Je pouvais refuser Me défendre ou m’enfuir Mais Sur les pilastres en pierre C’est le soleil qui cogne Ithyphallique...
Lire la suiteDans tes yeux certains soirs Y a le reflet noirci De mon intime drame. Ils me disent : Venge-toi. Mais si t’existais pas Je serais quelqu’un d’autre A quoi bon faire en sorte De renaître sans toi. Ton silence le soir Me soupçonne et m’accuse D’être faible...
Lire la suiteJe suis le satellite fou qu’on dévisse de l’axe Et qu’on va fiche au trou de tous les astres morts L’orgasme et l’agonie des hommes qui se pendent Engendrent au pied de l’arbre la blanche mandragore. © 29.05.09 Collapsus, TS
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