Dimanche 26 septembre 2010 – Ecrire, c’est une question de temps. Quand le temps me manque j’écris de la poésie. Si j’en ai devant moi j’entreprends de rédiger une nouvelle qui sans faute se transforme en roman.
J’écris tous mes romans en état d’urgence. Comme si quelque chose de terrible allait bien pouvoir interrompre mon travail et tarir mon inspiration. Lorsque j’ai mis le point final à mon texte je me dis « ouf, c’est fini ». Depuis quelques années, finir d’écrire un roman représente plus un soulagement qu’une délivrance.
Ce matin en copiant un extrait d’Amor sur le blog j’ai pensé : « Encore un roman qui ne changera pas la face du monde. Est-il bien nécessaire de l’avoir écrit ? Qu’est-ce qui justifie son existence ? »
Il y a des questions comme ça qui vous sapent le moral. Mais ces questions sont inévitables.
Ce roman, Amor, n’a peut-être bien d’importance que pour moi. Puisque il raconte mon histoire.
Tous nos romans racontent notre histoire. Même les plus fous. Surtout les plus fous.
Les miens, en plus, m’aident à retrouver la mémoire.