Samedi 25 septembre 2010 – Ce matin je touche à l’exaltation. Je sais de source sûre que deux lecteurs au moins suivront assidûment la publication en ligne de mon roman. Un blogueur et une blogueuse qui publient eux-mêmes un roman sur leurs blogs respectifs.
La perspective de mettre Amor en ligne stimulait son écriture. Mais savoir qu’il sera lu, par des auteurs qui publient aussi de leur côté, quelle émulation !
Un auteur a naturellement besoin de solitude pour écrire. Mais l’isolement n’est pas bon pour l’avenir de son écriture et de ses écrits. Lire ce que les autres ont écrit, échanger avec eux nos impressions, recueillir leur sentiment sur les textes que nous (leur) donnons à lire, tout cela participe à la construction de soi mais plus encore, c’est une réponse aux questions que l’on se pose dans notre quête éperdue de reconnaissance.
Il y a très longtemps quelqu’un me disait : « Être connu, c’est secondaire. L’essentiel est d’être reconnu. »
Tout au long de mon existence je n’ai cessé d’espérer, de provoquer cette reconnaissance dont nous, les auteurs, les artistes, nous avons besoin pour continuer à créer.
Hier matin ce n’est pas sans réserve que je publiais les premières lignes d’Amor. Ce matin c’est avec enthousiasme et confiance que j’ai mis en ligne quelques paragraphe encore !
Quel soulagement, de savoir qu’on n’a pas écrit pour rien.
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