Quand un journal d'écrivain se fait journal intime
1er Novembre 2010
Quand un journal d'écrivain se fait journal intime, l'écrivain parle alors de la personne qu'il est. Ce n'est pas seulement à l'appel de Mistic et d'Amaury que j'ai repris la publication d'Amor justement en cette période de la Toussaint. Quand j'écrivais il n'y a pas si longtemps que ce roman m'était très personnel, comme le sont tous mes romans, comme le sont tous nos romans, je ne mentais pas. Si vous avez lu cet extrait d'Amor, hier, alors vous avez sans doute relevé ce passage. Ce n'est pas seulement le passage d'un roman. C'est un regard sur ma vie.
Je n’avais jamais autant salué mon père, mes sœurs et mes grands-parents qu’en ces jours d’insondable tristesse où j’allais, malgré moi, vers le recueillement.
En ce jour de Toussaint, je voudrais partager avec vous ce poème que j'avais déjà publié sur une des versions précédentes de mon blog. Il s'agit du Sermon de la mort (1910) ; extrait de The Kings of Terrors, de Harry Scott Holland (1847-1918), chanoine anglican de la cathédrale Saint-Paul, à Londres. Cette oeuvre est aussi attribuée à Charles Péguy, d'après un texte de Saint Augustin.
L'absence est un non-sens, puisque ils vivent en nous.