S'il était le plus laid
De tous les chiens du monde,
Je l'aimerais encore
A cause de ses yeux.
Si j'étais le plus laid
De tous les vieux du monde,
L'amour luirait encore
Dans le fond de ses yeux.
Et nous serions tous deux,
Lui si laid, moi si vieux,
Un peu moins seuls au monde
A cause de ses yeux.
Le vieux et son chien [Pierre Menanteau]
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Des saisons insensées qu'ont domptées nos prières qui se rient des prières
Des Sésame ouvre-toi mais les portes se ferment quant sus Sus Gare aux portes qui ferment !
Une bête aux abois cède et meurt sur la plaine
Mort que j'aime lève-toi déraidis ton échine
Et si je préférais à la consolation
Le silence têtu de ma grande tristesse
Dans la glaire des plaies se figerait mon le sang
Mes Des amours inhumaines ! mes Mes Ô bestiaires innocents.
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Comme entendu (voir l'article ci-dessous) je proposerai maintenant des poèmes que vous pourrez déchiffer à travers leurs corrections, leurs évolutions successives. Il s'agit ici de quelques lignes griffonnées il y a huit jours environ. Que j'ai laissé reposer, que j'ai reprises aujourd'hui. C'est un poème inspiré par mon chien qui est mort le 28 septembre dernier.