Aux personnes qui me suggèrent gentiment de réécrire mes poèmes en essayant de positiver je répondrai : je ne suis plus à l'école, je ne refais pas mes devoirs.
Mon écriture est ce qu'elle est. Nul n'est tenu de l'aimer ni de s'y retrouver.
J'écris ce que je ressens, c'est le propre de l'écriture, en tout cas de la mienne. Je ne vois pas l'intérêt d'aligner de beaux vers bien rythmés mais privés de mes états d'âme. Si c'est pour faire de la poésie de gare avec des petits oiseaux et tiens, pourquoi pas, de jolies fleurs et de jolis chiens, je m'ouvre un autre blog sous le titre de "Chantons tous ensemble plus belle la vie".
J'aime beaucoup les petits oiseaux, les jolies fleurs et les jolis chiens. Je les aime dans la vie. Je m'arrête toujours pour admirer des fleurs, saluer un oiseau, caresser un chat.
Il n'en va pas de même pour ma littérature, qui reste un concentré de ce que je ne peux pas dire à haute voix. Qui me permet d'exprimer, voire d'exhaler, mon côté sombre. Je n'écris ni pour me plaindre ni pour qu'on me plaigne. Je n'écris pas non plus pour qu'on m'aime. J'écris, parce que je ne peux pas m'empêcher d'écrire. Et j'écris comme ça parce que je ne sais pas écrire autrement.