• Pour raisons personnelles, et parce que je ne veux pas courir le risque de blesser qui que ce soit dans ses convictions religieuses, je ne publierai ci-dessous qu'un court extrait de mon poème intitulé "La gueule du lion". Ce long poème est le dernier de ma mouvance Credo comme l'appelle Mistic. C'est le dernier de l'année 2012. A sa suite, viendront tout naturellement les poèmes écrits depuis le début de cette année 2013, réunis sous le titre de Catharsis. Je ne souhaite pas discuter sur le fond de ce court extrait, c'est pourquoi j'ai fermé l'article aux commentaires. Je vous demanderai de ne pas le commenter sous un autre article, de même que je vous prie de ne pas le faire paraître sur twitter. En vous remerciant de votre compréhension,

    Thaddée

     

    la-gueule-du-lion--monseigneur-antonio-de-castro-mayer-et-l.jpgDans « La GUEULE du LION », le Docteur Allen White décrit avec simplicité, réalisme et enthousiasme l’histoire de « l’évêque d’un obscur diocèse situé au fin fond de l’Amérique Latine poursuivant par devoir, sa promesse de défendre le dépôt de la Foi, Une, Sainte, Catholique et Apostolique ». Trente-trois années au cours desquelles, courageusement, patiemment, prudemment, mais aussi avec persévérance et pugnacité, il a fait rempart de sa personne, de son intelligence, de sa plume et de son enseignement à ses ouailles, contre les attaques venues du monde politique, judiciaire et enfin ecclésiastique.
    Tous ceux qui avec raison admirent l’œuvre que Monseigneur Pie a édifiée à la tête du diocèse de Poitiers, sauront relier les hommes, les pasteurs et leur pensée toute catholique, qu’un siècle à peine relie plutôt qu’il ne sépare, dans la violence de leur combat contre les racines, les manifestations et les exactions du mal moderniste.

     

     

    Souvenirs, terre froide.

     
    Et je pleure dessus

    Comme on pleure les morts

    Qu'on sent mourir de peur

    Sous la dalle glaciale.

     

    [...]

     

    Je croyais bêtement

    Qu'Il était de tout temps

    Dans toutes les églises

    La flamme vacillante

    Enluminant ma crèche

    De mystère clair obscur

    Je croyais bêtement

    Qu'Il était dans mon cœur

    A creuser son chemin

    Comme un pauvre mineur

    Son cruel puits de sel.

    Je croyais qu'Il était

    La magie d'un sourire

    Et dans la joie fragile

    De vivre ce Noël

    Auprès de ma famille

     

    [...]

     

    Une icône une croix

    Sur l'autel domestique

    Et des tas de bouquins

    Avec de drôles de titres

    La gueule du lion

    Ça parle d'animaux ?

     

    [...]


    © 29.12.12 Credo, TS


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  • Si c'est la fin du monde

    Allons au fil de l'onde

    Nous couronner de lys

    Et d'orchis délicats

    Aux couleurs de tes yeux

    Si c'est la fin du monde

    Restons quelques secondes

    A remercier Dieu

    D'avoir conclu ce pacte

    En secret pour nous deux

    Si c'est la fin du monde

    Il faut suivre le vent

    Qui défait tes cheveux

    Le vent chaud qui te fait

    Aller mieux

    En cette fin du monde

    Si nous sommes ensemble

    Eh bien j'aurai moins peur

    De ne laisser que cendres

    Et fumée sous les cieux.

    ·

    © 23.12.12 Credo, TS


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  • Vous vous dites, vous vous dites

    Une échelle des étoiles une étole en cachemire

    Que c'est triste que c'est triste

    De partir les pieds devant

    Mais bien pire mais bien pire

    Si l'on est toujours vivant

    Votre étole aux enchères et vos chairs, rouge sang

    Fol Éole qui s'envole

    A l'école des savants

    Vous vous dites, vous vous dites

    Et la corde, et les cordes, et le corps, et les vers

    Et la terre, et le marbre, et le noir, et le froid

    Claustrophobe claustrophobe

    Étole en / poil de sconse

    On est mort / comme on pionce

    On sent tout / jusqu'aux ronces

    Au secours ! Je m'enfonce.

    Dites-vous dites-vous

    Mais l'échelle / les étoiles / le zéphyr / l'alizé

    Votre étole / en soie rose / une fois / pour oser

    Des jardins / pleins de roses / et de douces pensées

    Comme on ose / en rêver / quand on meurt / pour de vrai

    Je t'invite je t'invite

    A l'orée / des forêts / sous de vertes  ramures

    Des sapins / indigents / sont en noire vêture

    Un sapin / de Noël / esseulé / au salon

    Être mort / ce n'est rien / or mourir / que c'est long

    Vous vous dites vous vous dites

    Un bunker souterrain fin du monde pour demain

    Le cercueil est scellé, le cercueil enterré

    Mon linceul de poussière sur mes os disloqués

    Mes orbites sont creuses et mes ongles cassés

    Vous me dites vous me dites

    J'ai trop peur de mourir Je ne veux pas dormir

    Je veux être immortelle respirer de l'air pur

    Immortelle des dunes et ses fleurons dorés

    Perce-neige nocturne aurait tant de regrets

    Je médite je médite

    Sur l'issue / du combat / Mais se battre pourquoi

    Si votre heure / est venue / de partir / toute nue

    Nu de nu comme on est c'est tout nu que l'on naît

    Votre étole de soie remontée sous le nez

    Dans un lit bien doublé de draps blancs repassés.

    © 16.12.12 Credo, TS


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